LA FASCIATHERAPIE, DES MAINS A L’ECOUTE DU CORPS

La fasciathérapie MDB (Méthode Danis Bois) est élaborée dans les années 80 et s’émancipe en France depuis 2012.
Thérapie manuelle douce, sans manipulation, elle agit sur les fascias, ces membranes qui interpénètrent/enveloppent et relient entre eux tous ces éléments. Ces tissus sont capables de se contracter et d’influencer l’ensemble du bon fonctionnement de l’organisme. Leurs rôles sont notamment essentiels dans la transmission des forces, dans le contrôle du mouvement, dans la douleur et l’inflammation, dans la conscience du corps et de soi.

Face aux traumatismes physiques, au stress, à la sédentarité les fascias subissent de nombreuses modifications : ils se rétractent, deviennent adhérents, et parfois se figent. Toutes ces tensions fasciales entrainent alors des douleurs, des troubles fonctionnels et parfois une sensation de mal être. L’étroite relation des fascias avec le système nerveux central, permet entre autre d’expliquer comment les crispations fasciales sont impliquées dans l’anxiété, le stress et plus largement dans l’équilibre somato-psychique.
Comme on le voit, les fascias sont à la fois nos alliés et nos ennemis ! Alliés de notre santé lorsqu’ils sont souples et entretenus, ennemis numéro un quand leurs niveaux de crispations sont tels qu’ils nuisent aux organes, engendrent douleurs et troubles fonctionnels. La découverte de l’existence des fascias ET leurs rôles dans le corps humain donne tout son sens à la fasciathérapie.
La fasciathérapie permet d’agir sur les fascias. Elle redonne à ces tissus leurs fonctions initiales : elle rétablit élasticité, mobilité, glissement/coulissement. Elle sollicite les capacités d’autorégulation du corps, prend en compte l’unité corps-psychisme et développe la perception du corps. Durant la séance, la personne est en mode parasympathique dans une profonde détente. Bien-être physique et psychique sont ainsi favorisé.

Le fasciathérapeute travaille exclusivement avec ses mains. Il ne dispose pas d’autre instrument. Lorsque ses mains se posent sur le corps de son patient c’est donc une véritable écoute tissulaire qui se joue. Le toucher est très fin, subtil, et doit être entrainé afin de déceler les « traumatismes » éventuels. Il commence par détecter les zones de blocages dans les fascias, il met en évidence les dysfonctionnements dans le corps. Une fois identifiés, le thérapeute va traiter ces zones via une gestuelle bien spécifique : c’est tout un ensemble de gestes et de pressions extrêmement fins, précis et lents. Aucune force extérieure n’est exercée sur le fascia, aucune contrainte ne lui est imposée. Pourquoi autant de délicatesse ? Le fascia ne doit pas être brusqué. Cela est totalement ‘contre productif’. En cas de trop forte pressions et/ou étirements il peut se raidir, se crisper davantage voir s’immobiliser. La qualité du toucher est primordiale.Si le toucher est juste (ni trop fort, ni trop faible) le fascia se rééquilibre et retrouve sa mobilité. La fasciathérapie est donc en quelque sorte l’éloge du toucher, de la lenteur.

Les champs d’applications sont vastes. La fasciathérapie soulage efficacement les douleurs musculaires et articulaires, restaure l’équilibre fonctionnel de l’organisme, potentialise la vitalité du patient. Elle est également un soutien efficace pour : l’anxiété, le stress, pour drainer les tissus après une intervention chirurgicale, ou encore pour relancer l’organisme et stimuler l’homéostasie dans les traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie.
La fasciathérapie est un soin d’accompagnement. Elle ne peut se substituer en aucun cas à une consultation et à un diagnostic médical

